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L'hebdo des marchés : semaine du 27 juin 2022

Comme pour un individu, les phases psychotiques sur les marchés se manifestent par des troubles modifiant la perception des évènements. La semaine passée en a offert un bon exemple mettant en évidence que la dégradation conjoncturelle est désormais un facteur de soutien pour les indices. Les mauvaises nouvelles ne sont plus intrinsèquement appréciées comme telles. Elles sont plutôt considérées à la lumière des implications monétaires qu’elles suggèrent. Ventes de logements existants en baisse aux États-Unis, PMI en net recul de part et d’autres de l'Atlantique, Ifo du climat des affaires en berne outre-Rhin, confiance des ménages - indice Michigan - qui n’a rien à lui envier… En temps normal, un tel débit de mauvaises nouvelles aurait motivé une prescription générale de Xanax sur les marchés. La semaine passée, elles ont permis aux indices de signer leur première hausse hebdomadaire depuis un mois. Car chaque indicateur de cette nature est désormais l’assurance pour les intervenants de voir les autorités monétaires être moins bulldozer que promis. Et peu importe si, au son de “O Fortuna” (Carmina Burana), la conjoncture semble désormais filer à l’allure d’un cheval au galop vers un crépuscule apocalyptique et récessif…